L’insécurité prend de l’ampleur dans le groupement de Kalonge, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Le dernier cas signalé remonte au vendredi 16 octobre 2026, avec l’agression à l’arme blanche de Shukuru Mashamba, infirmière à l’Hôpital général de référence de Kalonge, dans le village de Lushenyi. Face à la multiplication des actes criminels, la société civile appelle les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité dans la région.
Selon Safari Enakashesha Joseph, inspecteur territorial du Mouvement des sociétés civiles du Congo (MSCO/Kalehe), la victime se trouvait seule dans la maison familiale lorsque l’attaque s’est produite. Elle aurait été agressée au couteau par un individu non identifié, présenté comme un voleur.
Grièvement blessée, Shukuru Mashamba a été admise à l’Hôpital général de référence de Kalonge, où elle reçoit des soins intensifs. Son état de santé a été décrit comme critique dans l’alerte publiée par la société civile.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes meurtriers qui mettent en danger la vie de paisibles citoyens à Kalonge », dénonce Safari Enakashesha Joseph, qui exprime également sa compassion à l’égard de la victime et lui souhaite un prompt rétablissement.
Des actes criminels signalés ces dernières semaines
L’agression de l’infirmière intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents sécuritaires signalés ces dernières semaines dans les localités de Lushenyi et de Cifunzi, au sein du groupement de Kalonge.
D’après l’inspection territoriale du MSCO/Kalehe, les faits rapportés comprennent notamment des vols à main armée dans des habitations, y compris en plein jour, des agressions visant des femmes seules à leur domicile, ainsi que des tracasseries nocturnes et des menaces contre des agents de santé et des vendeurs déplacés.
Pour Safari Enakashesha Joseph, cette recrudescence des actes criminels suscite une vive inquiétude au sein de la population, d’autant plus que les patrouilles de sécurité restent insuffisantes dans les zones concernées.
« Nous constatons plusieurs cas similaires ces dernières semaines à Kalonge, notamment à Lushenyi et à Cifunzi. L’insuffisance des patrouilles de sécurité expose davantage la population aux actes de banditisme », alerte-t-il.
Cette situation renforce le sentiment d’insécurité des habitants, qui restent préoccupés par la protection de leurs personnes et de leurs biens.
La société civile exige des mesures urgentes
Face à cette situation, le MSCO/Kalehe appelle les services de sécurité ainsi que l’administrateur du territoire de Kalehe à diligenter des enquêtes afin d’identifier l’auteur de l’agression contre l’infirmière Shukuru Mashamba et de le traduire en justice.
La structure citoyenne réclame également le renforcement des patrouilles de sécurité dans les localités touchées, notamment à Lushenyi et à Cifunzi, ainsi que des mesures concrètes pour prévenir de nouvelles attaques.
« Nous demandons aux services de sécurité et à l’administrateur du territoire de Kalehe de prendre leurs responsabilités et de diligenter des enquêtes urgentes pour que l’auteur de cette agression soit identifié et traduit en justice », insiste Safari Enakashesha Joseph.
La société civile estime que des actions rapides sont nécessaires pour restaurer la confiance de la population et garantir la sécurité des habitants, des agents de santé et des personnes déplacées vivant dans la région.
L’agression de cette infirmière relance ainsi les préoccupations sur la dégradation de la situation sécuritaire à Kalonge, où la multiplication des incidents rapportés appelle une réponse urgente des autorités compétentes.
Dieudonné Hangi
