17 octobre 2026
Av P.E. Lumumba
Politique

RDC : le cadre de concertation de la société civile insiste sur le dialogue face à l’annonce du mouvement de Joseph Kabila

Le président du Cadre de concertation national de la société civile (CCNSC-RDC), Danny Boss Singoma, a exprimé son étonnement et ses inquiétudes à la suite de l’annonce du lancement du Front pour la refondation de la nation (FRN), une nouvelle structure politico-militaire associée à l’ancien président congolais Joseph Kabila. Cette réaction a été exprimée ce samedi 17 octobre 2026 à Kinshasa.

D’après une dépêche relayée par 7SUR7.CD, le responsable de la société civile affirme avoir appris cette nouvelle au même titre que les autres citoyens congolais qui suivent l’évolution de l’actualité nationale. Il redoute notamment les conséquences que cette initiative pourrait avoir sur l’avenir de la République démocratique du Congo, déjà fragilisée par plusieurs années de conflits armés et d’instabilité.

Danny Boss Singoma s’interroge sur les raisons qui pourraient justifier le recours aux armes par Joseph Kabila pour défendre ses opinions et faire valoir ses revendications. Il relève ce qu’il considère comme un contraste entre cette démarche et l’image d’homme de paix que l’ancien chef de l’État a longtemps défendue.

Pour le président du CCNSC-RDC, la recherche d’une solution à la crise congolaise doit avant tout reposer sur le dialogue. Il estime qu’une telle démarche est indispensable pour préserver l’unité du pays, restaurer la cohésion nationale et éviter une aggravation des souffrances de la population.

« Seul le dialogue peut éviter l’éclatement du pays. Seul le dialogue peut ramener la cohésion nationale », a-t-il déclaré, avertissant que la poursuite des hostilités risquerait d’accentuer la précarité dans laquelle vivent de nombreux Congolais depuis plusieurs décennies.

Au nom de la société civile, Danny Boss Singoma réaffirme ainsi son opposition à toute tentative de résolution des différends politiques par la violence. Il appelle les différents protagonistes à privilégier les voies politiques et les mécanismes de concertation pour trouver des réponses durables aux problèmes du pays.

Il plaide, dans cette optique, pour l’organisation d’un dialogue national inclusif réunissant toutes les composantes de la société congolaise, sans exclusion. Selon lui, ce processus devra reposer sur la transparence, le respect des engagements pris par les participants ainsi que le suivi effectif des décisions adoptées.

Le responsable insiste également sur la place que doit occuper la société civile dans ces échanges. À ses yeux, celle-ci ne devrait pas se limiter à un rôle d’observateur, mais participer activement à la recherche de solutions politiques et aux initiatives visant à consolider la paix.

Pour soutenir cette position, Danny Boss Singoma évoque les contributions de la société civile congolaise aux précédentes tentatives de résolution des crises politiques. Il rappelle notamment les initiatives menées entre 1998 et la tenue du dialogue intercongolais de Sun City, qui ont, selon lui, favorisé la création d’espaces de concertation et contribué à la recherche d’issues aux tensions politiques.

Face aux menaces qui pèsent sur la stabilité nationale et aux violences qui continuent d’affecter plusieurs régions du pays, il exhorte les acteurs politiques et sociaux à placer la paix, la cohésion nationale et la dignité humaine au centre de leurs priorités.

Danny Boss Singoma estime que la RDC doit désormais s’orienter vers une dynamique de stabilisation et de reconstruction, fondée sur l’unité nationale et la protection des populations civiles.

Dans le même esprit, il sollicite l’accompagnement des partenaires institutionnels, des organisations multilatérales, des acteurs de la coopération internationale ainsi que des personnes et structures engagées dans le renforcement de la société civile. Il les invite à apporter leur soutien au Cadre de concertation national de la société civile afin de favoriser le rapprochement des différentes organisations et tendances qui le composent.

L’ambition, explique-t-il, est de parvenir à une position commune de la société civile, capable de peser sur les orientations politiques nationales et internationales en faveur de la paix et du dialogue en République démocratique du Congo.

En conclusion, le président du CCNSC-RDC espère que l’annonce du lancement du FRN pourra susciter une prise de conscience collective et encourager les Congolais à privilégier une démarche politique rassembleuse. Il appelle ainsi à la réduction des tensions, au rétablissement de la confiance entre les citoyens et à la construction d’un avenir commun fondé sur la paix et la stabilité.

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