19 avril 2026
Av P.E. Lumumba
Éducation

Sud-Kivu : les enseignants de Kalehe tirent la sonnette d’alarme sur leurs conditions de vie

Les enseignants des écoles primaires et secondaires de la sous-division de l’EPST Kalehe I, (Sud-Kivu), alertent sur la dégradation alarmante de leurs conditions socio-économiques, marquées notamment par l’irrégularité des salaires et leur faible niveau.

Dans une déclaration rendue publique à Mbinga Nord, ces professionnels de la craie dénoncent le non-respect du calendrier de paie ainsi que l’absence de volonté politique pour revaloriser leurs rémunérations. Une situation qui, selon eux, impacte gravement leur quotidien et compromet la qualité de l’enseignement.

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), à travers son président territorial, Benjamin Mungazi, s’inquiète de cette crise persistante qui frappe les enseignants du territoire de Kalehe. Il rappelle que ces derniers constituent le socle de toute société, étant à la base de la formation des cadres du pays.

« Sans enseignant, il n’y aurait ni Président de la République, ni députés, ni gouverneurs, ni même professionnels de santé. Tous sont passés entre les mains des enseignants », a-t-il souligné.

Cependant, ces éducateurs vivent dans des conditions jugées précaires : salaires insuffisants, paiements tardifs, difficultés à subvenir aux besoins de leurs familles, incapacité de scolariser leurs propres enfants, et longs déplacements à pied pour rejoindre leurs lieux de travail.

Face à cette réalité, la NSCC lance un appel urgent au Gouvernement congolais, en particulier au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), afin de prendre des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie des enseignants.

Elle plaide notamment pour une revalorisation salariale à hauteur de 500 dollars américains par mois pour chaque enseignant, ainsi que pour le respect strict du calendrier de paiement.

« Il est impératif que les enseignants jouissent pleinement de leurs droits afin de garantir un système éducatif de qualité », a insisté Benjamin Mungazi.

La société civile appelle ainsi à une mobilisation des autorités nationales pour répondre à cette crise qui, au-delà des enseignants, touche l’avenir même de l’éducation en République démocratique du Congo.

La rédaction 

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