À Goma, une rumeur persistante alimente depuis quelques jours un climat de peur et de confusion. Des habitants évoquent une prétendue disparition ou diminution des organes génitaux masculins après un simple contact avec des inconnus soupçonnés de pratiques mystiques.
Les témoignages, largement relayés sur les réseaux sociaux, décrivent un phénomène aussi soudain qu’inexpliqué. Certaines personnes affirment avoir été victimes après avoir été frôlées dans la rue ou dans des lieux publics. Des vidéos circulent également, montrant des individus se présentant comme touchés, sans qu’aucune vérification indépendante ne confirme ces allégations.
Dans les quartiers, la psychose gagne du terrain. L’inquiétude est palpable, notamment chez les hommes, principaux concernés par ces récits. Entre peur réelle et propagation de fausses informations, la situation devient de plus en plus préoccupante.

Des analystes évoquent la possibilité d’un phénomène de panique collective, déjà observé dans d’autres contextes, où rumeurs et croyances populaires finissent par créer une réalité perçue comme tangible. Mais ces explications rationnelles peinent à convaincre une population confrontée à des récits jugés crédibles par certains.
En parallèle, des dérives inquiétantes sont signalées. Des individus soupçonnés, parfois sans preuve, ont été pris pour cibles par des groupes de jeunes dans certains quartiers. Ces actes de justice populaire, condamnés par plusieurs observateurs, ont déjà causé des violences graves.
Dans ce contexte, des appels au calme sont lancés, malgré un climat sécuritaire fragile lié aux conflits de l’Est de la RDC. La société civile encourage la population à faire preuve de retenue et à signaler toute situation suspecte aux autorités compétentes.
Alors que les faits restent non vérifiés, une certitude s’impose : la propagation de la rumeur constitue en elle-même un danger. Entre peur, désinformation et violences, Goma fait face à une situation où la prudence et le sens des responsabilités sont plus que jamais nécessaires.
La rédaction
