Un désengagement qui relance le débat sur les équilibres au sein de la majorité : entre respect de la discipline partisane et éventuelles pressions politiques, un député national fait marche arrière dans une initiative visant le gouvernement.
Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, le député Cizungu Ntaboba Landry a officiellement annoncé son désengagement de l’action parlementaire initiée contre le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur.
Dans cette lettre, l’élu justifie sa décision par le non-respect des procédures internes à sa famille politique, notamment l’absence de quitus préalable de l’Union sacrée de la nation (USN) ainsi que de son parti, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC).
« Pour n’avoir pas sollicité le quitus de ma famille politique (…) et de mon parti politique, je me désengage de l’action dont il est question », a-t-il écrit.
M. Cizungu Ntaboba Landry a, par ailleurs, tenu à réaffirmer sa fidélité à la ligne politique de sa plateforme ainsi qu’à ses autorités de référence.
Il a notamment exprimé sa loyauté envers la haute autorité de l’USN et envers Modeste Bahati Lukwebo, autorité morale de l’AFDC.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par des tensions autour de certaines initiatives parlementaires visant des membres du gouvernement. Le retrait du député pourrait ainsi refléter les dynamiques internes et les exigences de discipline au sein de la majorité au pouvoir.
Dans sa conclusion, le député a réitéré son attachement aux valeurs démocratiques et patriotiques, tout en présentant ses respects à l’autorité parlementaire.
Jackson Maliyabwana
