Les autorités sanitaires congolaises ont décidé de maintenir à environ 60 kilomètres de Kinshasa une embarcation transportant plus de 200 passagers, à la suite du signalement d’un cas suspect de maladie à virus Ebola. Cette mesure préventive s’accompagne du déploiement d’un laboratoire mobile chargé de tester l’ensemble des voyageurs et des membres de l’équipage.
Selon le ministre de la Santé, Roger Kamba, le cas suspect concerne une personne qui voyageait à bord du bateau avant de débarquer dans la zone de santé de Pimbu, dans la province de la Mongala. C’est après avoir quitté l’embarcation qu’elle a développé des symptômes compatibles avec Ebola, avant de décéder dans un centre de santé.
Le ministre a insisté sur le fait qu’aucune confirmation d’Ebola n’a encore été établie. « Il s’agit d’un cas suspect et non confirmé. Par mesure de précaution, nous avons décidé de suivre le bateau et de procéder au dépistage de tous les passagers », a-t-il expliqué, précisant qu’aucun autre décès n’a été enregistré à bord.
De son côté, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a annoncé que les équipes de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) sont mobilisées pour réaliser les tests, tandis qu’un dispositif de sécurité sanitaire a été mis en place autour de l’embarcation.
Cette opération intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) renforce les mesures de préparation au point d’entrée de Maluku, à l’est de Kinshasa, afin de prévenir toute introduction du virus dans la capitale. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) apporte également son appui aux autorités dans cette intervention.
D’après le dernier rapport épidémiologique, la République démocratique du Congo fait face depuis le 15 mai à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, provoquée par le virus Bundibugyo. Au 3 août 2026, le pays enregistrait 3 874 cas confirmés, 1 751 décès et 749 guérisons, avec une épidémie toujours concentrée dans cinq provinces.
