19 septembre 2026
Av P.E. Lumumba
Économie Élevage Société

Minova : inquiétude autour d’une mortalité inhabituelle des chèvres vendues au marché

Une inquiétude grandissante gagne les éleveurs et les vendeurs de bétail à Minova, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Des chèvres présentées comme étant en bonne santé seraient touchées par une maladie provoquant notamment des écoulements de mucus, de la diarrhée et, dans certains cas, une mort soudaine.

La situation préoccupe particulièrement les acteurs du marché de Minova. Amani Habamungo, conseiller au sein du comité du marché de Minova, dit constater une situation inhabituelle et appelle les autorités à intervenir rapidement.

« Nous sommes vraiment très attristés et inquiets de voir ce qui arrive au bétail que nous vendons au marché de Minova ainsi qu’aux habitants de Minova et des environs », témoigne Amani Habamungo.

Selon lui, certains animaux qui semblaient pourtant en parfaite santé développent brusquement des signes de maladie.

« Des chèvres en parfaite santé se mettent à sécréter du mucus, d’autres ont la diarrhée et elles meurent. Nous sommes vraiment désemparés », explique-t-il.

Les éleveurs dans l’attente d’un diagnostic

Face à ces décès, les vendeurs et éleveurs ignorent pour l’instant l’origine exacte de cette maladie et s’interrogent sur une éventuelle épidémie animale.

Amani Habamungo demande notamment l’intervention des services vétérinaires afin d’identifier la cause de cette mortalité et de proposer une prise en charge adaptée.

« Nous nous demandons donc de quelle épidémie il s’agit », ajoute-t-il, appelant à l’intervention de spécialistes capables d’examiner les animaux et de déterminer la maladie en cause.

Un impact économique pour les familles

Au-delà de la perte du bétail, cette situation risque d’affecter les moyens de subsistance de plusieurs ménages. Dans cette partie du territoire de Kalehe, l’élevage de chèvres constitue pour certaines familles une source de revenus permettant notamment de répondre aux besoins scolaires des enfants.

« L’élevage de chèvres aidait beaucoup la population, notamment pour payer la scolarité des enfants », souligne le conseiller du comité du marché.

Il appelle ainsi les autorités politico-administratives, les services techniques et les personnes engagées dans le plaidoyer à se mobiliser en faveur des éleveurs touchés.

« Nous demandons instamment aux autorités, ainsi qu’aux notables qui peuvent faire du plaidoyer pour nous, de nous venir en aide », plaide Amani Habamungo.

Il souhaite également que des vétérinaires puissent être dépêchés sur place pour examiner les animaux malades et déterminer les traitements appropriés.

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