Le mouvement citoyen LUCHA, section de Mambasa, affirme avoir appris à travers les réseaux sociaux l’existence d’une décision des autorités locales portant suspension de ses activités sur toute l’étendue du territoire de Mambasa.
Dans sa réaction, la LUCHA estime que cette mesure est « dépourvue de fondement juridique » et contraire à la Constitution de la République démocratique du Congo ainsi qu’aux instruments internationaux relatifs aux droits humains.
Le mouvement rappelle qu’il s’agit d’une organisation citoyenne non violente, indépendante et non partisane. « Nous ne sommes ni une ONG ni une association soumise à une autorisation administrative préalable », précise-t-il, soulignant son engagement en faveur de la bonne gouvernance, de la justice sociale et du respect des droits fondamentaux.
La LUCHA invoque également les articles 23 à 27 de la Constitution garantissant les libertés d’expression, de réunion pacifique, de manifestation et de pétition, ainsi que la primauté des traités internationaux ratifiés par la RDC. Elle affirme avoir respecté les procédures légales lors de l’organisation de sa récente activité de ville morte, en informant préalablement les autorités.
Le mouvement rejette par ailleurs les accusations portées contre lui, notamment celles de chantage, de pression sur les opérateurs économiques et d’incitation à la rébellion, qu’il qualifie de non fondées. « Toute responsabilité doit être établie sur des faits objectivement démontrés », insiste la LUCHA.
La LUCHA estime enfin que la décision de suspension ne précise aucune base légale claire et appelle les autorités à privilégier le dialogue et le respect des libertés publiques. Elle annonce poursuivre son engagement citoyen de manière pacifique aux côtés de la population de Mambasa.
