Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, fait face à une nouvelle flambée de violences attribuées aux combattants ADF. Du 27 août au 1er septembre 2026, au moins 15 localités ont été touchées par des attaques successives, faisant au moins 43 morts parmi les civils, selon le monitoring de l’APDEF Mambasa.
Biamu, Mabakuha, Amani, Mahili, Pangite, Lelesi, Kalongo, Bumaere, Kabadjene, Ndakolo, Epululase, Tentera, Kakule, Malimba et Sukisa figurent parmi les localités affectées.
Au-delà du bilan humain, c’est toute la vie locale qui est paralysée. Des maisons ont été incendiées, des biens pillés et plusieurs habitants restent portés disparus. Des corps seraient encore abandonnés dans certains champs et zones reculées, faute de pouvoir être récupérés et enterrés.
Face à la menace, des familles prennent le chemin du déplacement. Elles abandonnent leurs habitations, leurs champs et leurs activités économiques, craignant de nouvelles incursions. Cette nouvelle vague de violences risque ainsi d’aggraver davantage la situation humanitaire dans cette partie de l’Ituri.
L’APDEF Mambasa appelle la population à une vigilance accrue et alerte sur la circulation des assaillants dans plusieurs zones. L’organisation réclame également une intervention urgente pour sécuriser les populations, récupérer les corps et apporter une assistance aux familles affectées.
Ces attaques répétées relancent surtout les interrogations sur la capacité des dispositifs sécuritaires à protéger les villages isolés de Mambasa. En cinq jours, quinze localités ont été frappées : un bilan qui témoigne de la vulnérabilité persistante des populations civiles face aux ADF.
Dans plusieurs familles, la priorité n’est désormais plus de cultiver ou de reconstruire, mais simplement de trouver un endroit où passer la nuit en sécurité.
