Un plaidoyer publié par Jacques Rivkine, ingénieur en recherche et développement, et soutenu par Pascal Cimana, président de l’Action pour la jeunesse en RDC, appelle les autorités congolaises et les partenaires internationaux à renforcer la prévention contre Ebola et le choléra en intégrant davantage les innovations technologiques et l’approche One Health dans les stratégies de riposte.
Alors que l’est de la République démocratique du Congo reste confronté à Ebola, au choléra et à d’autres maladies infectieuses, les auteurs du texte s’inquiètent de la baisse de l’attention médiatique accordée à ces crises sanitaires. Selon eux, cette diminution de la couverture internationale risque d’affaiblir la mobilisation politique et les financements destinés à la riposte.
Le plaidoyer met en avant l’approche One Health, reconnue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) et Africa CDC. Cette approche repose sur une coordination entre la santé humaine, la santé animale et la protection de l’environnement afin de prévenir et de mieux contrôler les épidémies.
Les auteurs proposent notamment le déploiement d’unités mobiles de biosécurité, l’adoption de protocoles sanitaires compatibles avec les pratiques funéraires locales, le renforcement des capacités des acteurs de terrain, la création d’un fonds permanent de préparation aux épidémies ainsi qu’une plus grande implication des collectivités territoriales.
Dans ce contexte, Jacques Rivkine présente une technologie de biosécurité baptisée Aéro-Thermo-Bio-Technologie, basée sur l’utilisation de vapeur sèche à haute température pour la décontamination des surfaces, des équipements et des environnements exposés aux agents pathogènes. Il rappelle que cette innovation a été distinguée en 2014 par le Prix de l’Innovation des Hôpitaux universitaires de Genève.
Le document s’interroge également sur la faible intégration de certaines innovations dans les dispositifs de réponse aux épidémies. Les auteurs estiment que les technologies de prévention devraient être davantage évaluées afin de déterminer leur contribution potentielle à la protection des personnels de santé et des communautés exposées.
Pour Pascal Cimana, président de l’Action pour la jeunesse en RDC, la maîtrise des épidémies ne dépend pas uniquement des laboratoires ou des institutions nationales. Elle passe également par des interventions de proximité, adaptées aux réalités des populations et appuyées sur des solutions accessibles.
Ce plaidoyer intervient alors que l’est de la République démocratique du Congo demeure confronté à plusieurs défis sanitaires liés aux maladies infectieuses. Ses auteurs espèrent que la prévention, l’innovation et une mobilisation accrue permettront de renforcer l’efficacité des réponses apportées aux populations touchées.
