Un enseignant du Complexe Scolaire La Grâce Divine a été violemment agressé dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 août, vers 1 heure du matin, à son domicile situé sur l’avenue Domaine Privé, dans la cité de Minova. Les assaillants, des bandits non autrement identifiés, se sont présentés comme des militaires avant de forcer l’entrée de la maison.
Selon le témoignage de la victime, les hommes armés ont frappé avec insistance à la porte en criant qu’ils recherchaient un combattant Muzalendo qui serait, selon eux, hébergé dans la maison avec des armes. Face au refus du propriétaire d’ouvrir, les assaillants ont défoncé la porte et se sont introduits de force dans l’habitation, sous les regards impuissants des voisins, réveillés par le vacarme.
Une fois à l’intérieur, les bandits ont exigé que l’enseignant leur remette les téléphones qu’il commercialise. Bien qu’il ait obtempéré sans opposer de résistance, les agresseurs l’ont menacé avec des machettes. En tentant de se protéger, il a subi de graves blessures au bras et au niveau de la taille. Transporté dans une structure sanitaire le lendemain matin, il a reçu des soins médicaux.
La victime affirme que cette attaque n’est pas un cas isolé. Elle rappelle qu’un autre habitant du même quartier avait été agressé selon le même mode opératoire le 13 juillet dernier. Plusieurs avenues de Minova, notamment celles de la Poste, Rutchunda, Bondeko et Katanga, seraient régulièrement touchées par des incursions similaires de bandits armés.
Face à cette recrudescence de l’insécurité, les habitants dénoncent l’inaction des autorités malgré les nombreuses alertes lancées depuis plusieurs semaines. Ils appellent les services de sécurité et les autorités compétentes à renforcer les dispositifs de protection afin de mettre un terme à ces attaques qui plongent la population dans la peur.
« Nous faisons de petits commerces pour faire vivre nos familles, mais nous sommes désormais traqués jusque dans nos maisons. Nous demandons avant tout une véritable sécurité », a déclaré la victime, qui espère que son témoignage contribuera à attirer l’attention des autorités sur la situation sécuritaire préoccupante qui prévaut à Minova.
