La situation des personnes déplacées par la guerre dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, devient de plus en plus critique.
Ce dimanche, la Nouvelle Société Civile du territoire de Kalehe tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué signé par son président Benjamin Mungazi, l’organisation dénonce les conditions de vie difficiles des déplacés installés dans le groupement de Mbinga Nord.
Selon le document, au moins 2.782 ménages sont recensés dans plusieurs villages :
– Mukwidja et Kiniezire : 982 ménages
– Nyabibwe : 995 ménages
– Ruhunde : 351 ménages
– Mweha : 256 ménages
– Bujuki : 198 ménages
Ces familles, venues de Katasomwa, Bishaka, Ziralo, Lumbishi et Masisi, vivent entassées dans des chambrettes ou accueillies par des familles d’accueil. Elles n’ont pratiquement rien pour survivre.
Un appel urgent aux humanitaires
La Nouvelle Société Civile de Kalehe appelle les ONG, les organisations gouvernementales et non gouvernementales, ainsi que les personnes de bonne volonté à venir en aide à ces déplacés.
Les besoins urgents sont : la nourriture, les ustensiles de cuisine, les abris, les médicaments et surtout une aide en espèces pour permettre à ces ménages d’améliorer leurs conditions de vie. L’accent est mis sur les femmes et les enfants, les plus touchés par la crise.
Pour éviter les conflits lors des distributions, Benjamin Mungazi recommande aux partenaires d’organiser une identification porte à porte, sans discrimination, y compris pour ceux qui vivent dans des familles d’accueil. « Ils sont tous dans le besoin« , a-t-il insisté.
La Nouvelle Société Civile de Kalehe espère une intervention rapide des partenaires pour soulager la souffrance de ces populations déplacées.
