La situation sécuritaire reste préoccupante dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Ce samedi 7 novembre, les agglomérations de Bitale et de Kalonge sont passées sous le contrôle des rebelles du Front pour la refondation de la nation (FRN), selon plusieurs sources locales.
D’après les informations recueillies sur place, les combattants du FRN ont fait leur apparition à Bitale dans la matinée. Ils auraient progressé en passant par la localité de Masanganjiya avant d’atteindre cette agglomération.
« Les éléments du FRN sont à Bitale. Ils sont arrivés par un endroit appelé Masanganjiya et se trouvent actuellement dans l’agglomération », rapporte une source locale.
Face à cette avancée rebelle, les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyés par les combattants wazalendo, auraient effectué un repli stratégique en direction du village de Myowe. Toutefois, les forces gouvernementales seraient encore présentes dans la localité de Bulambika, indiquent les mêmes sources.
Dans la même journée, l’agglomération de Kalonge, située dans la zone du parc national de Kahuzi-Biega, est également tombée aux mains des combattants du FRN.
Selon un habitant de cette entité, les rebelles y ont été aperçus à partir de 16h30, notamment à Fendula, dans les environs de la résidence du chef de groupement.
« Ils sont arrivés ici vers 16h30. Les militaires du FRN sont visibles à Fendula, précisément chez le chef de groupement », témoigne cette source locale.
Les informations en provenance de Kalonge indiquent que les combattants auraient suivi un itinéraire passant par Kabare, Mudaka, Biega, Kasurusiru et Fendula avant d’atteindre leur destination.
Ces nouveaux développements interviennent dans un contexte marqué par une intensification des combats dans plusieurs zones du Sud-Kivu. La veille, de violents affrontements avaient été signalés sur différents fronts, notamment dans les territoires de Kabare, Kalehe, Fizi, Mwenga et Walungu.
La progression des rebelles du FRN dans ces différentes agglomérations suscite de nouvelles inquiétudes quant à l’évolution de la situation sécuritaire et aux conséquences de ces affrontements sur les populations civiles.
