19 juillet 2026
Av P.E. Lumumba
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RDC : « Le dialogue national vise à finir l’agression et à assurer la cohésion nationale » (Patrick Muyaya)

Le président Félix Tshisekedi a annoncé, ce vendredi, son intention d’organiser prochainement un dialogue national qu’il souhaite inclusif et fondé sur les principes républicains. Cette annonce est intervenue à l’issue d’une rencontre avec les représentants des principales confessions religieuses de la République démocratique du Congo.

À la suite de cette réunion, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a précisé lors d’un briefing de presse qu’une ordonnance présidentielle viendra définir le cadre, les modalités ainsi que les mécanismes d’organisation de ce dialogue national. Cette initiative est réclamée depuis plusieurs mois par une partie de la classe politique et de la société congolaise.

Le Président de la République, garant de la nation article 69 de la Constitution agissait à ce titre et donc dans les jours qui viennent, il prendra une ordonnance qui fixera les termes et les détails de comment ce dialogue devra être organisé. Je rappelle que c’est lui-même qui sera à la manoeuvre pour l’organisation de ce dialogue, évidemment les tâcherons y compris donner aux chefs des confessions religieuses pour voir dans quelle mesure construire justement cette cohésion en faisant venir les congolais et Congolaises de partout qui sont comme nous animés de la volonté de finir l’agression et d’assurer la cohésion nationale de notre pays”, a déclaré Patrick Muyaya.

L’annonce de ce dialogue intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement sensible. La RDC demeure confrontée à une crise persistante dans sa partie orientale, où le gouvernement accuse le Rwanda d’apporter son soutien à la rébellion de l’AFC/M23. Parallèlement, le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution continue d’alimenter les tensions entre la majorité au pouvoir et l’opposition. Cette dernière soupçonne le camp présidentiel de vouloir modifier la Loi fondamentale afin de permettre au chef de l’État de briguer un mandat supplémentaire, au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats. Des accusations que le pouvoir rejette catégoriquement.

Cette initiative intervient également alors que les différentes démarches diplomatiques engagées ces derniers mois n’ont pas encore permis de rétablir durablement la paix. Les accords conclus à Washington sous la médiation des États-Unis pour favoriser un rapprochement entre Kinshasa et Kigali, tout comme les discussions menées à Doha sous l’égide du Qatar entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, n’ont pas encore produit les résultats attendus. Malgré la poursuite des échanges entre les parties, les affrontements se poursuivent sur le terrain, tandis que chaque camp accuse l’autre de ne pas respecter les engagements pris dans le cadre des processus de paix.

Avant cette annonce, plusieurs consultations avaient également été organisées avec des dirigeants de la sous-région, notamment au Burundi, en République du Congo et en Angola. À travers ces échanges, les chefs d’État concernés ont réaffirmé leur volonté d’accompagner la RDC dans la recherche d’une sortie de crise. Ils ont souligné que la consolidation de l’unité nationale demeure une condition essentielle pour relever les défis sécuritaires, promouvoir le développement du pays et préserver son intégrité territoriale.

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