La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et cheffe par intérim de la MONUSCO, Vivian van de Perre, est arrivée lundi 13 juillet 2026 à l’aéroport international de Goma, au Nord-Kivu. Elle était accompagnée de trois officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) : un lieutenant-colonel et deux majors.
Pourquoi cette présence inhabituelle d’officiers supérieurs aux côtés de la responsable onusienne ? Selon plusieurs sources concordantes, cette mission s’inscrit dans les efforts déployés pour accompagner la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu entre le Gouvernement congolais et la coalition AFC-M23.
D’après ces mêmes sources, les officiers des FARDC participeraient à une mission à caractère technique visant à renforcer les mécanismes de suivi, de coordination et de vérification prévus par les accords de cessez-le-feu. Leur présence témoignerait d’une volonté d’assurer une coopération étroite entre les autorités congolaises et les Nations unies dans cette phase sensible du processus.
Cette visite intervient dans un contexte marqué par une intense activité diplomatique destinée à consolider la trêve et à favoriser une désescalade des tensions dans l’est de la République démocratique du Congo. Les Nations unies poursuivent leur appui aux différentes initiatives de paix menées sous l’égide des médiations régionales et internationales.
À ce stade, ni la MONUSCO ni les autorités congolaises n’ont communiqué officiellement sur les objectifs détaillés de cette mission ni sur le programme de la cheffe par intérim à Goma.
Toutefois, plusieurs sources indiquent que son séjour pourrait être marqué par des consultations avec les différentes parties engagées dans le suivi du cessez-le-feu ainsi qu’avec les mécanismes chargés de sa vérification.
Depuis plusieurs mois, les affrontements entre les FARDC et la coalition AFC-M23 ont provoqué d’importants déplacements de populations et aggravé la crise humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Dans ce contexte, la consolidation du cessez-le-feu est considérée comme une étape essentielle pour renforcer la protection des civils, faciliter l’accès de l’aide humanitaire et créer un climat propice à la poursuite des discussions politiques.
Cette mission intervient à une étape importante du processus de mise en œuvre du cessez-le-feu. Les éventuelles conclusions des consultations menées à Goma pourraient apporter des indications sur les prochaines étapes du mécanisme de suivi et des efforts engagés pour consolider la paix dans l’est de la République démocratique du Congo.
