30 juin 2026
Av P.E. Lumumba
Société

Minova : plus de 70 bénéficiaires reçoivent des kits de réinsertion pour renforcer leur autonomie

Plus de 70 bénéficiaires du projet de cohésion sociale, parmi lesquels les membres venu de chebumba, kalungu et de l’association OBC Wa Mama Tufaidike, de Cheya ont reçu dimanche 28 juin, des kits complets de réinsertion, notamment des machines à coudre avec leurs assessoirs de la coupe-couture et une dotation en menuiserie dans le cadre de l’autonomisation économique. Cette activité a été organisée par l’ONG Solidarité des Volontaires pour l’humanité (SVH) avec l’appui financier du Gouvernement britannique (UKAID) et l’accompagnement technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Cette remise de kits marque l’aboutissement d’une formation professionnelle de 4 mois en entrepreneuriat et dans différents métiers, notamment la coupe-couture et la menuiserie. Elle s’inscrit dans le projet « Sote Kwa Jili Ya Amani na Mariziano », mis en œuvre par SVH pour promouvoir la cohésion sociale et favoriser la réinsertion socio-économique des populations.

Selon Berlin Mangwere animateur terrain au sein du projet à Minova, cette activité représente une étape déterminante dans l’accompagnement des bénéficiaires vers l’autonomie.
« Aujourd’hui, vous connaissez que nous sommes dans un projet de la cohésion sociale. Nous venons de réaliser une activité très importante : la réinsertion socio-économique des bénéficiaires que nous avons encadrés pendant 4 mois dans la formation professionnelle. Les 44 femmes formées en coupe-couture ont bénéficié d’un kit collectif réparti dans trois centres et deux centre en menuiserie avec 31 bénéficiaires dont 3 femmes afin de développer des Activités Génératrices de Revenus (AGR). »

Avant de procédé par la remise il a appelé la population de se protéger contre la maladie à virus Ebola et à respecter les mesures hygiéniques avant précisé que ces équipements ne sont pas destinés à un usage individuel, mais collectif.
« Il n’y a pas de kit individuel. La réinsertion est commune. Notre projet est un projet de cohésion sociale. Les bénéficiaires doivent travailler ensemble, vivre ensemble et développer leur communauté. Personne n’a choisi son voisin et sa communauté mais nous nous retrouvons tous dans une même communauté. »

Ce dernier a également lancé un appel premièrement que les UKAID et PNUD songent à d’autres phases pour perniser ces acquis et aux autres partenaires pour assurer la continuité de cette initiative.

« Nous ne sommes pas les seuls partenaires. Si d’autres organisations arrivent demain, elles pourront capitaliser les acquis déjà consolider ou renforcer ce que nous avons commencé. C’est notre souhait pour le bien-être de la communauté. »
Très émues, les bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance envers les partenaires du projet et plaidé pour son élargissement.

Une bénéficiaire a déclaré :
« Nous, les mamans, nous remercions de voir que vous vous souvenez aussi de nous, car dans la communauté, nous étions déjà comme oubliées. Que cela continue. »
La formatrice en coupe-couture a, elle aussi, salué cette initiative.

« Je remercie l’organisation SVH, le PNUD et le UKAID pour m’avoir choisie pour former ces bénéficiaires. Nous avons travaillé dans de bonnes conditions. Nous souhaitons que ce projet continue afin que davantage de personnes puissent être formées. »

Parmi les bénéficiaires figure également Amina Mutara Emerance, menuisière à Kalunga, qui voit dans cette assistance un nouveau départ.

« Nous vous remercions pour le travail que vous avez fait pour nous. Vous nous avez apporté tous les équipements nécessaires pour commencer notre activité. Nous vous demandons de continuer à nous tenir la main, de ne pas nous abandonner, mais de continuer à nous soutenir comme une mère prend soin de son enfant. »
Un autre jeune bénéficiaire, formé en menuiserie, a également exprimé sa satisfaction.

« Je suis menuisier et je remercie le partenaire SVH pour le soutien qu’il nous a apporté. Grâce à cette initiative, nous avons désormais les moyens de travailler et de contribuer au développement de notre communauté. Je suis vraiment heureux de ce qu’ils ont fait pour nous, les jeunes. »


À travers cette remise de kits de réinsertion, SVH, le Gouvernement britannique et le PNUD entendent renforcer l’autonomisation économique des bénéficiaires tout en consolidant la cohésion sociale dans la région de Minova. Pour les bénéficiaires, cette première phase constitue un signal d’espoir, mais les besoins restent immenses. Ils appellent ainsi les partenaires à poursuivre et à étendre cette initiative afin que davantage de femmes et de jeunes puissent bénéficier d’une formation professionnelle et d’un accompagnement vers une autonomie durable.

John sekeli, à Kalehe

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