Le Parlement d’enfants de la commune rurale de Bulambika, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, alerte sur l’exploitation économique dont seraient victimes plusieurs enfants dans cette entité.
Dans plusieurs quartiers, notamment les plus populaires, des enfants sont régulièrement aperçus en train de vendre différentes marchandises, parmi lesquelles du sombe, des œufs, des shikwange et d’autres produits alimentaires.
Interrogés sur les raisons de leur présence dans les marchés, certains enfants affirment avoir été envoyés par leurs parents afin de contribuer à la recherche de moyens financiers nécessaires à l’achat des fournitures scolaires, à l’approche de la rentrée prévue le 1er septembre 2026.
Confrontés à des difficultés économiques, certains parents justifient cette pratique par la nécessité de préparer à temps la rentrée scolaire.
« Il nous faut préparer cette rentrée bien avant », explique l’un d’eux.
Face à cette situation, Paluku Jospin, encadreur du Parlement d’enfants de Bunyakiri, appelle les parents à ne pas exposer les enfants aux activités commerciales susceptibles de compromettre leur sécurité et leur éducation.
Selon lui, la présence des enfants dans les marchés et le long des routes les expose notamment aux accidents de circulation ainsi qu’à d’autres risques liés à leurs conditions de travail.
Paluku Jospin rappelle par ailleurs que la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) protège les enfants contre toute forme d’exploitation économique. Il invite ainsi les parents et les autres acteurs communautaires à veiller au respect et à la protection des droits de l’enfant.
Le Parlement d’enfants de Bunyakiri encourage enfin les familles à privilégier l’éducation, la protection et la sécurité des enfants, particulièrement en cette période de préparation de la rentrée scolaire.
Amos Wetekayi Pacifique, à Bunyakiri
