Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des ADF a fait une dizaine de morts parmi les orpailleurs, mercredi 22 juillet 2026, dans une zone minière située à la limite des territoires de Beni (Nord-Kivu) et de Mambasa (Ituri).
Selon le chef de la localité de Njiapanda-Bella, Musoki Kinyongi Janvier, les assaillants, en provenance de Mununze, ont tendu une embuscade à des creuseurs artisanaux qui se rendaient sur un site d’exploitation aurifère de la coopérative Comidel, le long de l’axe Masau.
L’autorité locale indique que sept dépouilles ont été acheminées vers l’hôpital de Bella. D’autres victimes seraient encore présentes sur le lieu de l’attaque, de part et d’autre de la frontière entre les territoires de Beni et de Mambasa. Les opérations de recherche devaient se poursuivre afin d’établir le bilan définitif.
Cette nouvelle incursion a semé la panique au sein des populations riveraines. Craignant de nouvelles attaques, plusieurs habitants ont fui leurs villages, abandonnant maisons et biens pour trouver refuge dans des zones considérées comme plus sécurisées.
Face à cette recrudescence des violences, le président de la société civile locale, Jean-Paul Paluku Manzekele, appelle les autorités congolaises à intensifier les opérations militaires et les dispositifs de protection des civils afin de mettre un terme aux incursions répétées des ADF dans cette région.
Avec cette nouvelle tuerie, le nombre de civils tués dans les attaques attribuées aux ADF à Beni et Mambasa dépasse désormais la quarantaine en moins d’un mois. Les secteurs de Sayo, Mbutaba, Mangina, Mununze et leurs environs figurent parmi les zones les plus durement touchées par cette vague d’insécurité.
