Six écoliers de l’école primaire Mubimbi, conventionnée catholique de Kasunyu ont contracté le choléra après les catastrophes naturelles survenues la semaine passée ayant détruit plusieurs toilettes de l’établissement, exposant ainsi les 493 élèves et leurs enseignants à des maladies hydriques, a alerté mardi 19 mai 2026 la directrice de l’école.
« Depuis ce vendredi 19 mai 2026 nous avons déjà enregistré six écoliers victimes du choléra suite aux saletés dues aux catastrophes récentes qui ont démoli toutes les toilettes. Nous restons avec deux toilettes pour 493 écoliers, nous sommes en danger », a déclaré Mwinja Nashashi Alice, directrice de cette école primaire, lors d’un entretien accordé à la radio Top Buzi FM.
Selon la responsable de l’établissement, la catastrophe naturelle ayant frappé la zone la semaine dernière a gravement affecté les infrastructures sanitaires de l’école. Sur les installations existantes, 19 toilettes seraient actuellement bouchées, aggravant les risques de propagation des maladies hydriques parmi les élèves et les enseignants.
La directrice affirme que les conditions sanitaires deviennent de plus en plus inquiétantes au sein de cette école conventionnée catholique. Elle craint une détérioration rapide de la situation si aucune intervention urgente n’est engagée par les autorités compétentes ou les organisations humanitaires présentes dans la région.
« Nous appelons les personnes de bonne volonté et les humanitaires de bien vouloir sauver cette situation où 19 toilettes sont bouchées », a-t-elle insisté.
Plusieurs parents d’élèves redoutent également une interruption des cours à cause des risques sanitaires qui menacent désormais les enfants. Certains appellent à une désinfection rapide de l’établissement ainsi qu’à la réhabilitation des infrastructures sanitaires détruites.
Cette situation survient alors que plusieurs écoles de la région restent fragilisées par les récentes catastrophes naturelles ayant touché différentes localités. Lors des précédentes saisons pluvieuses, plusieurs cas de maladies hydriques avaient déjà été signalés dans des établissements scolaires confrontés au manque d’eau potable et à l’insuffisance des installations hygiéniques.
Jean Bujenje
