La société civile de la chefferie de Ntambuka, en territoire d’Idjwi, appelle les autorités congolaises à renforcer les mesures de régulation de la navigation sur le lac Kivu, afin de prévenir les naufrages à répétition.
Dans un communiqué publié ce mardi 29 septembre, cette structure citoyenne dit avoir appris « avec douleur et consternation » le naufrage d’une pirogue motorisée survenu dans la soirée du samedi 26 septembre, au niveau du village Boza, alors que l’embarcation se dirigeait de Bukavu vers Idjwi, précisément à Luganda, dans le village Buhoro II.
Selon la société civile, le bilan fait état de 13 morts et cinq rescapés, tandis que plusieurs personnes restent portées disparues. Les passagers ont également perdu leurs biens dans cet accident.
Face à cette situation, la société civile de la chefferie de Ntambuka demande notamment la poursuite des recherches pour retrouver les personnes disparues. Elle appelle également le gouvernement congolais à apporter une assistance urgente aux familles des victimes ainsi qu’aux rescapés.
La structure citoyenne invite par ailleurs les usagers du lac à faire preuve d’une vigilance accrue, particulièrement durant cette période de fortes pluies, et à éviter la navigation lorsque les conditions météorologiques présentent des risques importants.
Des mesures de sécurité encore peu respectées
Pour la société civile, ce nouveau naufrage intervient dans un contexte marqué par plusieurs accidents enregistrés au fil des années sur le lac Kivu.
Elle rappelle que des dizaines de chavirages ont été signalés entre 2000 et 2020. Parmi les accidents les plus marquants figure celui du MV Merdi, qui avait chaviré le 3 octobre 2024 près du port de Kituku, à Goma, alors qu’il venait de Minova.
À la suite de cet accident, plusieurs mesures de sécurité avaient été annoncées, notamment l’interdiction de la navigation nocturne, le port obligatoire des gilets de sauvetage et le contrôle technique des embarcations avant leur départ.
Mais plusieurs observateurs déplorent le non-respect de ces dispositions sur le terrain.
La société civile estime ainsi nécessaire de renforcer le contrôle des embarcations et l’application effective des mesures de sécurité afin de réduire les risques d’accidents et de préserver les vies humaines sur le lac Kivu.
