À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée ce 21 septembre 2026, l’ONG Solidarité des Volontaires pour l’Humanité, SVH, a organisé une activité avec les membres de l’organisation communautaire de base WAMAMA TUFAIDIKE SOTE, à Cheya/Kalungu, dans le groupement de Buzi, territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.
Placée sous le thème officiel des Nations unies, « Vivre ensemble en paix, instaurer la confiance par le dialogue, l’inclusion et la réconciliation », cette célébration avait pour objectif de contribuer à la réduction des tensions intercommunautaires et au renforcement de la cohésion sociale.
Dans le territoire de Kalehe, particulièrement dans le groupement de Buzi, plusieurs communautés cohabitent, notamment les Bahavu, Bashi, Batembo, Batutsi, Bahutu, Barega, Barongeronge, Banande et Bahunde. Selon les organisateurs, les conflits armés et les tensions foncières récurrentes ont toutefois fragilisé les relations entre certaines communautés, entraînant notamment des déplacements de populations et un affaiblissement des liens sociaux.
Le dialogue a ainsi été présenté comme un moyen essentiel pour favoriser le vivre-ensemble, la solidarité et la réconciliation, notamment entre les déplacés internes, les retournés, les peuples autochtones, les personnes vivant avec handicap et d’autres groupes marginalisés.
Pour Berlin Mangwere, animateur terrain au sein de l’ONG SVH, la diversité culturelle de Buzi doit constituer un facteur de rapprochement plutôt qu’une source de division.
« Le message que nous lançons en cette Journée internationale de la paix, c’est d’investir dans la paix, pour tous, partout et chaque jour, afin de réduire les tensions intercommunautaires et renforcer la cohésion sociale. […] Il faut accepter l’autre, accepter qu’aucune communauté n’est supérieure à l’autre, privilégier le dialogue, car c’est le moteur de la cohésion sociale », a-t-il déclaré.
De leur côté, les membres de WAMAMA TUFAIDIKE SOTE ont appelé les différentes communautés de Buzi et de Kalehe à rejeter le tribalisme et la discrimination.
« Nous remercions notre partenaire SVH avec son bailleur de fonds UKaid et l’appui technique du PNUD pour leur accompagnement. À l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la paix, nous invitons toutes les tribus à prêcher la paix, l’amour et l’unité entre communautés. Évitons le tribalisme et la discrimination, sources de conflits », ont-elles déclaré.
Cette activité intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment les affrontements entre l’AFC/M23 et les forces gouvernementales, qui affectent également les conditions de vie et les relations sociales dans plusieurs territoires du Sud-Kivu.
