Les peuples autochtones pygmées du Sud-Kivu appellent le gouvernement congolais à renforcer leur protection et à appliquer effectivement la loi qui garantit leurs droits. Cet appel a été lancé dimanche 9 août 2026, à l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones.
La cérémonie a été organisée à Miti, dans le territoire de Kabare, en présence de plusieurs représentants des communautés Bambuti venus de différents territoires de la province.
Les échanges ont notamment porté sur la valorisation des savoirs et connaissances des femmes autochtones pygmées, mais aussi sur les droits de cette communauté et ses relations avec les différents acteurs de protection, dont le Parc national de Kahuzi-Biega.
Pour Pascal Ntakobajira, leader autochtone pygmée de Kalonge, la guerre qui sévit dans l’Est de la RDC constitue cependant un frein à l’épanouissement des communautés autochtones.
« Nous avons célébré cette journée dans de très mauvaises conditions à cause de la guerre qui frappe notre pays, particulièrement dans l’Est. »
L’insécurité a également empêché plusieurs membres de la communauté de participer aux activités de Miti, notamment en raison du manque de moyens de transport et de l’insécurité sur certains axes.
Les peuples autochtones pygmées demandent par ailleurs l’application effective de la loi n°22/030 du 15 juillet 2022 portant protection et promotion de leurs droits.
« Je demande au gouvernement de faire respecter cette loi qui protège et promeut les droits des peuples autochtones pygmées », insiste Pascal Ntakobajira.
Pour ces communautés, la paix reste indispensable pour garantir leur sécurité, préserver leurs savoirs traditionnels et leur permettre de participer au développement de leurs milieux.
