La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), coordination de Mbinga Nord, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, alerte sur une montée des tensions entre le chef de l’avenue Lushombo et une partie des habitants. L’organisation estime que la situation devient préoccupante et appelle les autorités administratives à agir rapidement pour éviter tout dérapage.
D’après Benjamin Mungazi, président de cette structure dans la région, les résidents de l’avenue Lushombo dans le village de Mukwidja, dénoncent depuis plusieurs mois un manque de dialogue avec leur responsable local M. Elimu Bwanakweli. Malgré plusieurs plaintes adressées aux autorités, aucune réponse concrète n’aurait encore été apportée.
« La population se sent abandonnée et craint pour sa sécurité. Ses préoccupations doivent être entendues avant que la situation ne s’aggrave », a indiqué Benjamin Mungazi.
Pour sortir de l’impasse, la Nouvelle Société Civile demande l’implication du chef de groupement intérimaire, du chef de centre titulaire ainsi que de son adjoint. L’organisation plaide pour une solution durable, allant jusqu’au remplacement du chef de l’avenue Lushombo par une personne jugée plus apte à rétablir la confiance avec la population.
Benjamin Mungazi suggère également une réorganisation administrative de l’avenue. À ses yeux, la division de Lushombo en deux entités distinctes pourrait faciliter la gestion locale et réduire les tensions qui persistent depuis un certain temps.
« Il n’y a pas de chef sans population. Il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-il rappelé, estimant qu’une telle réforme permettrait d’éviter de nouveaux conflits dans les prochains jours.
Pour l’instant, les autorités locales mises en cause n’ont pas encore réagi aux accusations ni aux propositions avancées par la Nouvelle Société Civile.
