Dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri, des dysfonctionnements inquiétants sont signalés dans certaines écoles, où des enseignants sont accusés de ne pas respecter les horaires ni le calendrier scolaire, compromettant ainsi l’éducation des élèves.
C’est le constat dressé par le défenseur des droits humains Christophe Munyanderu, à l’issue d’une mission de monitoring menée dans la chefferie de Walese Vonkutu, plus précisément dans le groupement Bandavilemba, sur l’axe Komanda-Luna.
Selon lui, plusieurs établissements scolaires fonctionnent de manière irrégulière.
« L’éducation de nos enfants est sacrifiée par certains enseignants qui ne respectent pas l’horaire de cours. Certains se présentent à l’école quand ils veulent et ne respectent pas non plus le calendrier scolaire », dénonce-t-il.
Au cours de cette mission, des situations jugées alarmantes ont été observées. Dans certaines écoles, les cours débuteraient tardivement, autour de 8 heures, pour être interrompus dès 10 heures, obligeant les élèves à rentrer chez eux après seulement quelques heures d’apprentissage.
Une telle pratique soulève de sérieuses inquiétudes quant à la qualité de l’enseignement et à la capacité des élèves à assimiler les matières prévues au programme national. « Seront-ils en mesure de terminer le programme ? Quels résultats attendre des finalistes de la 6ème année aux épreuves de l’ENAFEP qui approchent ? », s’interroge Christophe Munyanderu.
Face à cette situation, il appelle les autorités éducatives de la sous-division Irumu 1 à diligenter une enquête afin d’établir les responsabilités. Il plaide également pour des sanctions exemplaires à l’encontre des enseignants défaillants.
Le défenseur des droits humains rappelle que ces enseignants sont rémunérés par l’État congolais et ont pour mission fondamentale de former les citoyens de demain. « Ils ne doivent pas jouer avec le salaire qu’ils perçoivent au détriment de l’avenir des enfants », insiste-t-il.
Cette situation met en lumière les défis persistants du système éducatif dans certaines zones rurales de la RDC, où le respect des normes académiques reste encore un enjeu majeur.
Moses Mumbere
