27 février 2026
Av P.E. Lumumba
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Sud-Kivu : le pont de Ziralo détruit après des affrontements entre Wazalendo

La situation humanitaire et économique se dégrade dans plusieurs villages du groupement Ziralo, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. À la suite de tensions internes entre deux groupes de miliciens dits « Wazalendo », le pont stratégique reliant les localités de Bushugulu et Kisha a été dynamité, coupant ainsi la route entre Bunyangungu et Tushunguti.

L’axe routier est désormais isolé du reste de la région. Ce qui n’était au départ qu’une « incompréhension » entre des éléments Wazalendo issus de deux localités voisines a finalement conduit au sabotage d’une infrastructure publique essentielle.

Selon des témoignages locaux, les combattants basés à Bushugulu auraient pris la décision radicale de détruire le pont à l’aide d’engins explosifs, dans le but d’empêcher toute contre-attaque de leurs rivaux installés à Kisha, lesquels auraient subi d’importantes pertes lors de récents affrontements.

Le calvaire des villageois

Si l’explosion a fragilisé l’édifice, ce sont les fortes pluies du week-end dernier qui ont fini par emporter les derniers restes de la structure en bois. Depuis, les habitants se retrouvent piégés.
Pour se rendre au marché dominical, les commerçants n’ont d’autre choix que de recourir à des passeurs improvisés.

La traversée, devenue aussi lucrative que périlleuse, est désormais facturée entre 3 000 et 4 000 francs congolais par personne, et s’effectue à dos d’homme ou sur la tête, au milieu des eaux tumultueuses, tandis que les motos, indispensables au commerce local, restent totalement bloquées.

« Nous vivons comme si nous étions coupés du monde. Les malades ne peuvent pas traverser facilement, les marchandises pourrissent et nous devons payer cher pour passer au péril de nos vies », témoigne un habitant de Bushugulu.

La population locale appelle à une intervention urgente des autorités afin de restaurer l’autorité de l’État et de réhabiliter ce passage vital, sans lequel l’économie de la zone risque une asphyxie totale.

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