La disparition du journaliste Honneur-David Safari, rédacteur en chef du média indépendant La Prunelle RDC, survenue dimanche soir à Bukavu, suscite une vive inquiétude au sein de la profession. Tandis que les recherches se poursuivent, la Solidarité des Journalistes pour les Droits Humains (SJDH) alerte sur la répétition des menaces et violations visant journalistes et défenseurs des droits humains en République démocratique du Congo
Le journaliste n’a plus donné signe de vie depuis le dimanche 28 décembre, aux alentours de 18h30. Dans un dernier message adressé à son épouse, il indiquait se déplacer à moto et avoir l’impression d’être suivi. Depuis, toutes les tentatives de le joindre sont restées vaines, malgré les recherches menées par sa famille, ses collègues et ses proches.
Dans un communiqué, La Prunelle RDC asbl a exprimé sa profonde préoccupation et exhorté les autorités à intervenir rapidement pour retrouver Safari et garantir sa sécurité.
La Solidarité des Journalistes pour les Droits Humains (SJDH) a également dénoncé cette disparition, qu’elle inscrit dans un contexte plus large de menaces, intimidations, arrestations arbitraires et disparitions visant régulièrement les défenseurs des droits humains et les professionnels des médias en République démocratique du Congo.
Pour la SJDH, les journalistes jouent un rôle crucial dans la vie démocratique en informant la population et en dénonçant les abus. L’organisation appelle l’État à assumer pleinement ses responsabilités en protégeant ces acteurs et en mettant fin à l’impunité dont bénéficient les auteurs de violations.
Cet incident relance le débat sur la sécurité des journalistes dans l’Est de la RDC, une région où l’exercice du métier demeure particulièrement risqué dans un climat marqué par des tensions persistantes. Les organisations professionnelles rappellent que « le journalisme n’est pas un crime » et exigent un engagement concret des autorités pour garantir la liberté de la presse et la protection de ceux qui la pratiquent.
