Le journaliste Serge Sindani, directeur général du média en ligne Kis24.info, a quitté ce vendredi 13 mars les installations de l’Agence nationale de renseignements (ANR) après avoir passé dix jours en détention.
Il avait été interpellé le 3 mars 2026 au centre-ville de Kisangani par des agents de l’ANR. Pendant plusieurs jours, le journaliste est resté sans contact avec l’extérieur, notamment avec sa famille biologique et sa famille professionnelle. Ce n’est que le 9 mars que la situation a commencé à s’éclaircir lorsque son avocat a été autorisé à s’entretenir avec lui.
Son conseil, Christian Kambi, avait alors indiqué que son client était soupçonné d’entretenir des contacts avec des personnes soutenant la cause du M23. Selon l’entourage du journaliste, Serge Sindani figurait effectivement dans un groupe WhatsApp dénommé « Génération Naanga », en référence à Corneille Naanga.Toutefois, ses proches précisent qu’il s’agissait d’un groupe inactif depuis le ralliement de l’ancien président de la CENI à la rébellion du M23.
Désormais libre, le confrère a regagné les siens et a entamé ce vendredi soir des soins préventifs après cette période de détention.
Cette arrestation intervient quelques mois seulement après une précédente interpellation du journaliste, qui avait alors passé trois jours en détention.
Il lui était reproché d’avoir publié sur les réseaux sociaux une photo de lui prise à proximité de l’Aéroport international de Kisangani, sur laquelle apparaissaient, au loin, certains équipements militaires.
Cette nouvelle affaire relance le débat sur les conditions d’exercice de la presse et la sécurité des journalistes dans l’est de la République démocratique du Congo.
- La rédaction Top Buzi
