La dynamique diplomatique autour du cessez-le-feu dans l’Est de la République démocratique du Congo s’intensifie. En mission à Goma, la cheffe intérimaire de la MONUSCO, Vivian Van de Perre, a multiplié vendredi 13 février les consultations avec les acteurs engagés dans l’application de l’accord conclu entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC/M23.
Elle a rencontré successivement le Mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL, élargi à la MONUSCO, ainsi que la coordination politique de l’AFC/M23, afin d’évaluer les modalités pratiques du mécanisme de suivi du cessez-le-feu.
Un appui progressif de la MONUSCO
À l’issue des échanges, Vivian Van de Perre a précisé que l’accompagnement de la Mission onusienne se mettra en place par étapes.
« Nos discussions ont porté sur la mise en œuvre concrète du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, conformément à l’accord signé par l’AFC/M23. Il est essentiel que les engagements pris se traduisent rapidement par des dispositions opérationnelles claires, crédibles et vérifiables sur le terrain », a-t-elle déclaré.
Mandat onusien et respect de la souveraineté
Conformément à la résolution 2808 du Conseil de sécurité, elle a rappelé que la MONUSCO est mandatée pour soutenir un cessez-le-feu permanent, notamment à travers sa participation au mécanisme de vérification et son appui au mécanisme conjoint élargi.
« L’appui au cessez-le-feu se fera de manière progressive, en fonction des arrangements confirmés dans l’architecture convenue et des garanties de sécurité pour le personnel et les moyens des Nations unies. Notre action restera strictement dans le cadre du mandat du Conseil de sécurité et dans le plein respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo », a-t-elle ajouté.
En toile de fond, ces consultations traduisent la volonté des Nations unies d’accompagner un processus encore fragile, dont la crédibilité dépendra désormais de la mise en œuvre effective des engagements pris sur le terrain.
