Un violent feu s’est déclenché dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier 2026 au centre de Masisi, chef-lieu du territoire.
Selon les informations recueillies, l’incendie a touché l’hôpital général de Masisi-Centre vers 23h, heure locale. Les premières flammes auraient pris naissance dans les locaux logistiques de Médecins Sans Frontières (MSF), avant de se propager rapidement vers plusieurs installations de l’établissement.
MSF a confirmé la mort de quatre patients, dont trois enfants. Plusieurs autres malades ont été évacués en urgence pour échapper au sinistre.
D’après les premières constatations, l’origine du feu serait liée à une panne électrique. Les dégâts matériels sont considérables : le garage et le système électrique ont été détruits. Les équipes de secours ont réussi à contenir les flammes avant qu’elles n’atteignent les salles d’hospitalisation.
Le Médecin Chef de Zone de Santé, Dr Lucien Kandundao, a confirmé l’incident et annoncé l’ouverture d’une enquête. Il a néanmoins précisé que l’hôpital reste partiellement fonctionnel, les services étant assurés dans les pavillons épargnés.
« Si aucune action urgente n’est entreprise, les conséquences risquent d’être graves. Nous préparons un rapport destiné aux autorités provinciales et aux partenaires », a-t-il déclaré.
Cet événement survient alors que l’hôpital accueillait déjà un grand nombre de patients, parmi eux des déplacés de guerre et des victimes de violences. La population de Masisi-Centre est plongée dans la peur, d’autant que les moyens de lutte contre les incendies dans cette zone montagneuse sont quasi inexistants.
Des voix s’élèvent pour demander une intervention rapide des autorités et l’installation de dispositifs anti-incendie afin de prévenir de nouvelles catastrophes, dans une cité où les incendies restent fréquents et difficiles à maîtriser.
