La Communauté des Étudiants Ressortissants de Kalehe (CEREKA) hausse le ton face à ce qu’elle qualifie de « manœuvres séparatistes » visant à fragiliser l’unité du territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu.
Dans une déclaration officielle rendue publique ce mardi à Bukavu, la CEREKA dénonce « avec la plus grande fermeté » des initiatives récurrentes, présentées sous couvert de réformes administratives, mais qu’elle considère comme des tentatives opportunistes de division territoriale.
L’organisation estudiantine rappelle que de tels projets avaient déjà émergé durant la période de guerre sous l’influence du Rassemblement congolais pour la démocratie, notamment avec des velléités de détacher la zone de Bunyakiri. Des initiatives qui, selon elle, avaient été rejetées avec le retour à l’ordre républicain et la restauration de l’unité territoriale.
Aujourd’hui, dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans la région, la CEREKA s’inquiète de la résurgence de ces discours. Elle accuse une frange de la notabilité locale, qu’elle estime manipulée par certains acteurs politiques, de profiter de la crise pour promouvoir des agendas « inavoués ».
« Ces démarches sont irresponsables, dangereuses et porteuses de germes de conflits », alerte la déclaration, qui met en garde contre toute tentative de remise en cause de l’intégrité territoriale de Kalehe. L’organisation insiste : aucune ambition politique ne saurait justifier une telle dynamique.
Réaffirmant que « Kalehe est un et indivisible », la CEREKA prévient que toute initiative de division, surtout dans un contexte sécuritaire fragile, pourrait compromettre durablement la cohésion sociale et la stabilité régionale.
Par ailleurs, la communauté estudiantine a réitéré son attachement à l’autorité coutumière, exprimant sa loyauté envers Mwami KAMIROGOSA III SHOSHO NTALE Franck, chef de la chefferie de Buhavu. Elle salue son engagement en faveur de l’unité, de la paix et de la cohésion sociale, le présentant comme une référence dans un contexte de tensions.
En conclusion, la CEREKA appelle la jeunesse, les leaders d’opinion et l’ensemble de la population à la vigilance face aux tentatives de manipulation. Elle insiste sur la nécessité de recentrer les priorités sur la paix, la sécurité et le développement, plutôt que sur des débats qu’elle juge « inopportuns ».
« Kalehe ne se négocie pas. Kalehe ne se fragmente pas. Kalehe reste et restera uni », conclut la déclaration signée par Serge Rafiki Bufole et Christian Kalimbire, au nom de l’organisation.
La rédaction
