Alors que le monde commémore la Journée internationale de l’aide humanitaire, la population du groupement de Binza, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), demeure sans assistance malgré un contexte humanitaire préoccupant.
Les familles retournées dans leurs villages d’origine n’ont toujours pas bénéficié d’un accompagnement humanitaire. Dépendantes essentiellement de l’agriculture, elles font face à de sérieuses difficultés d’accès aux champs, restés inaccessibles pendant plus de deux mois. Une situation qui a aggravé l’insécurité alimentaire dans la zone.
Cette semaine, une autorisation exceptionnelle de sept jours a été accordée par les autorités de l’AFC/M23 aux habitants de Nyamilima pour récolter leurs cossettes de manioc. Sous pression, hommes, femmes et même enfants sont contraints de transporter de lourdes charges « comme des bêtes de somme », selon un témoignage local, provoquant des fatigues extrêmes et exposant certains au risque de maladies.
Face à cette réalité, la société civile et plusieurs acteurs locaux appellent les organisations humanitaires à intervenir en urgence pour soutenir ces populations durement éprouvées par les cycles répétés de conflits et les restrictions d’accès aux moyens de subsistance.