18 février 2026
Av P.E. Lumumba
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Bunyakiri : le retour des réseaux salué, mais le Wi-Fi jugé trop coûteux par la population

Après plus d’un mois de coupure totale des communications, les habitants de Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), poussent enfin un ouf de soulagement. Dans la nuit du lundi au mardi 17 février 2026, vers minuit, les réseaux Vodacom et Orange ont été rétablis sur l’ensemble de l’entité.

Cette reprise intervient quelques jours après la réouverture de la Route nationale numéro 3 (axe Miti–Hombo Sud via Bulambika), redonnant progressivement vie aux activités socio-économiques locales.

Selon Prince Mulewa, opérateur économique et responsable d’un service Airtel Money au centre de Bulambika, le réseau Airtel devrait également être rétabli dans les prochains jours. Il affirme que des équipes techniques sont déjà à pied d’œuvre pour réparer les générateurs dans différents sites.

Avec le retour du signal, les services financiers mobiles, notamment M-Pesa et Orange Money, ont repris. Dès ce matin, plusieurs habitants se sont précipités pour effectuer des retraits, craignant une nouvelle interruption.

Un Wi-Fi à 2 000 FC pour deux heures : la grogne monte

Cependant, si la population se réjouit du rétablissement partiel des réseaux, une autre préoccupation fait débat : le coût élevé de la connexion Wi-Fi locale.

Pour les détenteurs de smartphones, l’accès au Wi-Fi est désormais possible, mais il faut débourser 2 000 francs congolais pour seulement deux heures de connexion. Un tarif que beaucoup jugent excessif au regard du contexte économique difficile que traverse la population après plusieurs semaines de paralysie.

« Après un mois sans communication, nous sommes obligés de payer cher pour informer nos proches ou relancer nos activités », déplore un habitant rencontré au centre de Bulambika.

Dans une entité où la majorité vit de petits commerces et d’activités agricoles, cette tarification limite l’accès à l’information et aux services numériques, pourtant essentiels pour la reprise des activités.

Malgré tout, la population espère une stabilisation durable des réseaux et une révision à la baisse des coûts de connexion afin de faciliter une véritable relance économique et sociale.

Amos Wetekayi, depuis Bunyakiri.

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