Dans son adresse à la nation prononcée ce vendredi 9 octobre, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a dressé un tableau préoccupant de la situation du pays, estimant que le sauver constitue désormais « un impératif et une urgence ».
Dans son intervention, Joseph Kabila affirme qu’il n’y a plus rien à attendre du pouvoir en place. Il critique notamment l’accord sur les minerais critiques conclu avec les États-Unis d’Amérique, estimant que les autorités congolaises auraient tort d’y voir une garantie de soutien inconditionnel de Washington.
Selon lui, cet accord engage les États dans le cadre du principe de continuité de l’État, indépendamment de la pérennité du régime politique au pouvoir.
Face à ce qu’il considère comme des enjeux existentiels pour la nation, l’ancien chef de l’État appelle les Congolais à faire preuve de rigueur dans l’analyse, de loyauté envers la patrie, de courage et d’un engagement résolu.
Joseph Kabila annonce également qu’il partagera, dans les heures, les jours et les semaines à venir, ses convictions sur les actions à entreprendre collectivement pour répondre à la gravité de la situation et préserver l’avenir de la République démocratique du Congo.
Dans la conclusion de son adresse, il déclare : « Le Congo est en péril. Le sauver est un impératif et une urgence. » Il décrit le peuple congolais comme la première victime de la tyrannie et de la barbarie, estimant qu’il se trouve à un tournant décisif de son histoire.
« Ou bien il se prend en charge aujourd’hui, ou il trahit son destin de grandeur », affirme-t-il, appelant ainsi les Congolais à prendre leur avenir en main.
L’ancien président conclut en soulignant sa volonté de proposer, dans les prochains jours et les prochaines semaines, des pistes d’action face à la situation qu’il juge particulièrement grave, tout en invoquant la protection divine sur la République démocratique du Congo.
