L’organisation INTERSOS a lancé, ce 26 mai 2026, un programme de prise en charge médicale gratuite à l’aire de santé de Minova, en territoire de Kalehe au Sud-Kivu, destiné aux enfants de moins de quinze ans et aux femmes enceintes, afin de soulager les ménages vulnérables.
« Cette assistance constitue un véritable soulagement pour la population qui fréquente l’aire de santé de Minova », a déclaré Paulin Magaju, infirmier titulaire dans cette structure sanitaire.
Selon lui, les enfants âgés de zéro à quinze ans ainsi que les femmes enceintes bénéficieront désormais des soins médicaux gratuits grâce à l’appui de l’organisation INTERSOS.
Paulin Magaju a précisé que les cas compliqués des enfants seront transférés gratuitement vers l’hôpital, où les soins seront également assurés sans frais. Les femmes enceintes présentant des signes de danger ou des grossesses à haut risque seront elles aussi référées gratuitement pour une prise en charge spécialisée.
L’infirmier a également évoqué la situation sanitaire liée à la menace de l’épidémie d’Ebola qui touche certaines zones du Nord-Kivu et de l’Ituri. Il appelle la population au respect strict des mesures barrières afin de prévenir toute contamination.
« La seule façon de prévenir cette maladie à virus Ebola, c’est seulement le respect des mesures barrières », a-t-il insisté, invitant la communauté à se laver régulièrement les mains, éviter les contacts avec les animaux malades et limiter les rassemblements non indispensables.
Paulin Magaju a aussi remercié l’organisation INTERSOS pour cet accompagnement sanitaire qui s’étendra sur une période d’une année, soit de mai 2026 à mai 2027.
« Nous invitons toute la population à ne plus rester à la maison par peur du problème financier », a-t-il ajouté, avant de signaler que le centre développe également un paquet de santé mentale destiné à prendre en charge différents troubles psychologiques au sein de la communauté.
Cette assistance intervient dans un contexte où plusieurs habitants de Minova éprouvaient des difficultés d’accès aux soins de santé à cause de la précarité économique. Dans le passé, de nombreux malades et femmes enceintes tardaient à fréquenter les structures sanitaires faute de moyens financiers pour payer les consultations, les médicaments ou encore les frais de transfert vers l’hôpital.
