La diminution du nombre de candidats finalistes aux examens d’État 2026 a été constatée mercredi 13 mai dans le centre de Kiniezire, en groupement de Mbinga Nord dans le territoire de Kalehe, où la Nouvelle Société Civile Congolaise alerte les autorités sur les difficultés socio-économiques touchant les familles.
« Après l’observation, cette baisse est due aux difficultés que traversent certains parents suite au manque d’emplois, au manque d’argent, mais aussi aux produits agricoles frappés par les pluies de grêle ainsi qu’aux champs emportés par des éboulements de terre », a déclaré Benjamin Mungazi président de la nouvelle société civile congolaise de Mbinga Nord.
Selon la Nouvelle Société Civile Congolaise du groupement de Mbinga Nord, le centre de Kiniezire a enregistré cette année 268 candidats finalistes contre 368 en 2025, soit une baisse importante du nombre d’élèves participant aux examens préliminaires.
Cette structure citoyenne estime que plusieurs parents ne parviennent plus à prendre en charge les frais scolaires de leurs enfants à cause de la dégradation des conditions de vie dans cette partie du territoire de Kalehe. Les catastrophes naturelles ayant détruit plusieurs cultures agricoles figurent également parmi les causes majeures de cette situation.
Face à cette réalité, la Nouvelle Société Civile appelle le Gouvernement congolais ainsi que le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique à s’impliquer davantage pour soutenir les familles en difficulté.
Elle plaide notamment pour l’instauration de la gratuité de l’enseignement secondaire dans le groupement de Mbinga Nord afin de permettre aux enfants d’étudier sans condition financière dès l’année prochaine.
Pour les examens d’État de cette année, cette organisation demande également au Gouvernement de prendre en charge les frais de participation des finalistes et d’empêcher toute perception illégale d’argent pendant la passation des épreuves ordinaires.
L’année passée, le centre de Kiniezire avait enregistré 368 candidats finalistes contre seulement 268 cette année, une baisse qui illustre les difficultés économiques persistantes auxquelles font face plusieurs ménages du territoire de Kalehe, déjà affectés ces dernières années par les catastrophes naturelles et l’insécurité sociale.
La rédaction
