L’Institut Technique Médical de Minova a obtenu un centre circonstanciel pour la passation de l’Examen d’État 2026, annoncé ce week-end par son préfet Antoine Bujiriri lors d’une réunion avec les parents, afin d’éviter aux finalistes les déplacements jugés risqués et coûteux.
« Compte tenu de la situation critique que traversent les parents sur les plans socio-économiques, nous avons adressé une correspondance à la hiérarchie provinciale ainsi qu’au niveau national », a déclaré Antoine Bujiriri, préfet de l’Institut Technique Médical de Minova.
Selon lui, cette décision résulte des démarches menées auprès de la Division provinciale de la santé et du ministère de la Santé à Kinshasa, à travers la Direction chargée de l’enseignement des sciences de santé. Ces plaidoyers ont abouti à la création d’un pool circonstanciel permettant aux élèves finalistes de passer leurs épreuves à Minova pour l’édition 2026.
Le préfet de l’établissement a assuré que toutes les dispositions seront prises pour garantir le bon déroulement des examens. Il a précisé que le Bureau de l’Enseignement des Sciences de Santé devra désigner les responsables chargés de superviser le centre.
« Nous allons nous efforcer et nous mettre au travail pour accompagner la réussite de cette activité », a-t-il affirmé.
Au cours de cette rencontre, Antoine Bujiriri a également appelé les parents à renforcer le suivi des élèves à domicile afin de favoriser une meilleure préparation des finalistes.
« L’heure a sonné. C’est le moment de lire, de relire et de se concentrer sur les orientations données par l’école », a-t-il conseillé aux élèves finalistes.
De leur côté, plusieurs parents ont salué cette mesure qu’ils considèrent comme un soulagement pour les familles confrontées aux difficultés économiques et à l’insécurité sur certains axes routiers. Ils estiment que la proximité du centre réduira les dépenses liées au transport et limitera les risques de déplacement pour les candidats.
Les années précédentes, les finalistes de Minova étaient souvent contraints de parcourir plusieurs kilomètres vers d’autres centres de passation situés hors de la cité, une situation qui exposait les élèves à des difficultés logistiques, financières et sécuritaires pendant la période des examens d’État.
Jackson Maliyabwana
