2 mai 2026
Av P.E. Lumumba
Sécurité

Ituri : une centaine de civils tués dans des attaques attribuées à la CODECO à Djugu

Une nouvelle vague de violences secoue la province de l’Ituri. Près d’une centaine de civils auraient été tués lors d’attaques attribuées aux miliciens de la CODECO dans les localités de Basa et Mayalibo, en territoire de Djugu.

Selon Dieudonné Losa, coordonnateur de la société civile de l’Ituri, le bilan provisoire fait état de lourdes pertes humaines et matérielles.

« Plusieurs personnes seraient massacrées, plusieurs maisons d’habitation incendiées également dans le groupement Mayalibo, dans la chefferie de Mambisa. Une centaine de corps seraient en train de gésir au sol », a-t-il déclaré.

Les entités de Mayalibo et de Bahema Badjere, notamment dans le village de Basa, figurent parmi les zones les plus touchées. Par ailleurs, la situation sécuritaire reste préoccupante dans le territoire d’Aru, où une recrudescence de la criminalité a été signalée dans la chefferie des Aki. Cette insécurité a paralysé les activités commerciales pendant au moins 48 heures, à la suite des journées « ville morte » décrétées par les forces vives.

De son côté, René Tchelo, membre d’une communauté locale, a fermement condamné ces violences.

« Ces actes qui visent systématiquement des civils innocents sont intolérables. Ils ont provoqué des pertes en vies humaines, des destructions des habitations et des déplacements massifs de populations vulnérables », a-t-il dénoncé. Il appelle les autorités sécuritaires, tant au niveau provincial, national qu’international, à agir rapidement pour mettre fin à ces atrocités.

Pour Robert Mandi Bwemba, administrateur adjoint du territoire de Djugu, la priorité reste le rétablissement de la paix.

« La paix doit régner sur toute l’étendue du territoire. Il est important de mettre en place des stratégies communes pour y parvenir et mener des enquêtes afin de punir les auteurs de ces actes », a-t-il souligné.

Il convient de rappeler que ces attaques surviennent quelques jours seulement après un autre incident meurtrier attribué aux miliciens de la CODECO, qui avait coûté la vie à plus de dix civils à Pimbo, le 28 avril dernier.

Face à cette spirale de violences, les populations locales continuent de vivre dans la peur, tandis que les appels à une intervention urgente des autorités se multiplient.

Moses Mumbere depuis Bunia 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *