La réouverture de la Route nationale numéro 3, axe Miti–Hombo Sud via le centre commercial de Bulambika en territoire de Kalehe, secteur de Bunyakiri (Sud-Kivu), commence à produire des effets visibles sur les marchés locaux. Plusieurs produits manufacturés enregistrent une baisse progressive de leurs prix.
Un sachet de sel, autrefois vendu à 4 000 FC, s’achète désormais à 1 500 FC. La tige de savon est passée de 8 000 FC à 6 000 FC, tandis qu’un verre de sucre ou de riz revient à 1 000 FC contre 1 500 FC auparavant.
La population se dit soulagée, mais reste prudente.
« Nous voyons que les prix commencent à diminuer et cela nous encourage. Mais tant que les véhicules n’arrivent pas jusqu’à Bunyakiri, les produits lourds resteront chers. Nous demandons aux autorités de faciliter aussi la circulation des véhicules », témoigne un habitant du centre.
En effet, malgré la réouverture de la route, les véhicules n’accèdent pas encore régulièrement à Bunyakiri. Cette situation limite l’acheminement des marchandises volumineuses et maintient certains prix à des niveaux élevés. Le sac de ciment, par exemple, reste fixé à 160 000 FC.
À Bulambika, carrefour commercial stratégique, les activités reprennent progressivement avec l’arrivée des commerçants venus notamment de Hombo Nord et de Walikale. L’ambiance commerciale renaît peu à peu, mais l’économie locale demeure suspendue à un facteur déterminant : le retour effectif et sécurisé des véhicules sur la RN3, condition essentielle pour une baisse durable et généralisée des prix.
Amos Wetekayi
